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Pour faciliter vos démarches, la CRAM Nord-Est a réorganisé son accueil téléphonique.


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Grippe saisonnière, grippe A - Les clés pour comprendre
Grippe saisonnière, grippe A (H1N1)... Si les symptômes et le mode de transmission sont identiques, leurs origines sont différentes. L'essentiel à savoir pour mieux s'y retrouver.

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Adresses & Tarifs : trouvez le professionnel de santé qu'il vous faut
Le service Adresses & Tarifs du site de l'Assurance Maladie vous aide à choisir le professionnel de santé qui correspond à vos besoins.

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La stevia, d'où ça vient ?
Originellement, du Paraguay et du Brésil. Mais aujourd'hui, elle est cultivée un peu partout, y compris aux Etats-Unis, au Japon, en Russie ou en Israël.

Où est-elle commercialisée ?
En Amérique du Sud, mais aussi au Japon depuis plus de cinquante ans, et aux Etats-Unis où le produit connaît un boum depuis 2008, de grandes firmes comme Coca-Cola que PepsiCo s'y intéressant de près, notamment pour s'en servir dans leurs boissons «sans sucre».

Pourquoi était-elle interdite en Europe ?
La stevia traîne une réputation de plante de l'avortement, car elle aurait eu cette utilité en Amérique du Sud. Et des recherches auraient démontré le lien entre la stevia et l'infertilité et le cancer chez le rat. Des conclusions démenties depuis par l'OMS.

Comment se présente le produit ?
Certaines enseignes commercialisent déjà en France la stevia sous forme de feuilles séchées, coupées et pulvérisées. Claudie Ravel, de la compagnie Guayapi, qui la distribue, annonce travailler sur des présentations sous forme de poudre blanche ou de liquide.

Quel goût ça a ?
«C'est très sucré, avec un goût très légèrement réglissé», pour la forme brute. Coca-Cola et PepsiCo affirmeraient disposer d'un produit sans aucun arrière-goût, à la différence de l'aspartame.

Combien ça coûte ?
La seule forme actuellement vendue en France coûte 9,90 euros les 50g. Mais souvenez-vous: son pouvoir sucrant est 200 à 300 fois supérieur à celui du sucre classique. Concernant les formes liquides et en poudre, Claudie Ravel indique que le prix sera sans doute supérieur, sans pouvoir avancer de chiffre.

Et c'est vraiment naturel ?
Pour le moment, oui. La forme brute ne subit aucune transformation, ce qui ne sera pas le cas des formes à venir. Le produit devra être traité pour prendre la forme de la «poudre blanche» décrite dans l'arrêté du Journal officiel.

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Tétanos : êtes-vous protégé ?
Le vaccin contre le tétanos est efficace à 100 %. Une vaccination sur laquelle on ne peut pas faire l'impasse.
Les beaux jours revenus, les activités de jardinage reprennent, et il suffit de se piquer à une épine de rosier pour que l'on s'inquiète brusquement du tétanos…

Certes, la maladie est en net recul depuis l'apparition du vaccin. Mais cette diminution ne signifie pas que le danger a disparu. Elle est provoquée par un microbe - le bacille Clostridium tetani -, qui niche en permanence dans la terre et profite de la moindre plaie pour s'introduire dans notre corps.
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La stevia, la plante qui se fait tout sucre
Un arrêté du Journal officiel vient d'autoriser l'utilisation d'un extrait (appelé rébaudioside A) de cette plante sud-américaine à très haut pouvoir sucrant pour la fabrication d'un édulcorant. Ses atouts? Elle est naturelle, son pouvoir sucrant est de 200 à 300 fois supérieur à celui de la saccharose, le tout pour zéro calorie.

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Des plantes qui purifient l’air intérieur
Certaines espèces, comme le lierre ou l’anthurium, améliorent la qualité de l’air en absorbant certains polluants.


Comment fonctionne un service de réanimation
En réanimation, le malade ne pouvant guère communiquer, c’est à la famille qu’on s’adresse. Lui offrir une information juste, comprendre ses angoisses, c’est la tendance qui se dessine.
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Le portail d’information sur les médicaments en ligne
Le portail d’information sur les médicaments est désormais accessible en ligne sur
" www.medicfrance.sante.gouv.fr" et sur " www.portailmedicaments.sante.gouv.fr".

Ce portail doit permettre au grand public de retrouver une information fiable, objective et récente sur les médicaments. Une page de navigation explique les attributions des instances publiques responsables des décisions en matière de médicaments et dirige l’internaute vers le type d’informations qu’elles diffusent. On accède ainsi au site de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) qui évalue les bénéfices et les risques des médicaments, ou bien au site de la Haute Autorité de santé (HAS) qui évalue les médicaments en vue de leur remboursement. Enfin, à partir de cette même page de navigation, il est encore possible de consulter en ligne la base de données sur les médicaments de l’Assurance maladie qui porte sur les produits commercialisés en France.
Un moteur de recherche, ciblant les liens vers les sites institutionnels, sera progressivement développé pour permettre des requêtes de plus en plus précises.



Sida et infections sexuellement transmissibles : comment se protéger ?
Les infections sexuellement transmissibles et le Sida ne sont pas de l’histoire ancienne. Même si on les connaît mieux et si de nouveaux traitements existent, la France connaît actuellement une recrudescence du sida et des IST, qu’il faut absolument enrayer.

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La santé dans votre assiette : neuf sites sur la diététique
Adopter une alimentation saine fait partie de vos bonnes résolutions pour l'année 2009 ? Voici quelques sites qui vont vous aider à équilibrer vos menus.



Les oméga 3 et 6 : dans quels aliments se trouvent-ils ?
Notre organisme ne sait pas fabriquer les oméga 3 et 6. C'est dans les aliments qu'il faut trouver ces acides gras.

1 Oméga 3 et 6 : ils diminuent l'inflammation et améliorent le rythme cardiaque


C'est le juste équilibre entre oméga 3 et 6 qui permet d'agir sur les inflammations dermatologiques et ostéo-articulaires, mais également en cas de psoriasis ou de rhumatismes inflammatoires. Ils améliorent aussi l'asthme et les rhinites allergiques. Côté cœur, ils favorisent la régularité des battements cardiaques.

Les oméga 3 et 6 fluidifient le sang, assouplissent les artères
Ces acides gras fluidifient le sang et empêchent l'agrégation des plaquettes responsables de thrombose (formation de caillot). Les oméga 3 assouplissent les artères et, par là même, agissent sur la pression artérielle.

Ils font diminuer aussi les triglycérides, réduisant le risque d'infarctus : « Une augmentation de 1 % d'oméga 3 dans l'alimentation réduit de 40 % les risques d'infarctus non mortels », précise le Dr Jean-Marie Bourre.

Les oméga 3 et 6 forment et entretiennent le cerveau

Les oméga 3 interviennent dans la construction du cerveau chez le fœtus. Ils conditionnent le bon développement des cellules nerveuses et sensorielles.
Plus tard, ils continuent à jouer un rôle sur le cerveau, en améliorant notamment la cognition. Des études ont montré qu'en consommant au moins une fois par semaine un poisson gras (riche en oméga 3), cela réduirait le risque de maladie d'Alzheimer.

Les oméga 3 et 6 renforcent aussi l'immunité : ils produisent des substances qui stimulent les cellules de défense de l'organisme.

2 Les aliments qui contiennent des oméga 3 et 6

Pour être bénéfique sur la santé, on doit consommer ces acides gras essentiels dans une juste proportion. Le rapport idéal est de 1 pour 5, alors qu'il est en moyenne de 1 pour 10 : on consomme un peu trop d'oméga 6 et pas assez d'oméga 3.

Selon les apports nutritionnels conseillés (ANC), il faut, pour les hommes, 2 g par jour d'oméga 3 et 10 g par jour d'oméga 6 ; un peu moins pour les femmes, car les enzymes qui transforment les précurseurs oméga 3 et oméga 6 sont les mêmes. Il y a donc compétition métabolique entre les deux, et l'excès d'apport de l'un va retentir sur la production des dérivés de l'autre.

Pour avoir des oméga 3, il faut consommer :
- De l'huile : de noix (1,2 g), de colza (0,9 g), d'olive (0,08 g).
- Des noix (3,5 g).
- Du poisson : le maquereau (1,8 g), la sardine et le hareng (1,3 g), le saumon (0,7 g).

Pour avoir des oméga 6, il faut consommer :
- De l'huile : de pépins de raisin, de tournesol, de noix (5 à 7 g), de colza (3 g).

Source : santemagazine.fr


Protéger les enfants des dangers d'Internet
« Internet est fabuleux, mais Internet est dangereux »

En huit conseils succincts mais extrêmement utiles, la brochure revient sur les fondamentaux de la protection de l'enfance en ligne. « C'est une excellente initiative, car les parents sous-estiment souvent les risques liés à Internet et se font véritablement des illusions sur l'activité de leurs enfants en ligne, explique la présidente de l'association e-Enfance, Christine du Fretay. Nous recevons souvent des plaintes concernant de la diffamation, du harcèlement ou des pop-up de sites pornographiques qui surgissent sur des sites destinés aux enfants. »
Pour Nadine Morano, « Internet est fabuleux, mais Internet est dangereux ». A tel point que dans une récente interview accordée au Figaro.fr, la ministre se prononce, « à titre personnel », pour la mise en place d'une « police internationale de la Toile », afin de protéger les enfants de sites aux contenus dangereux diffusant des images à caractère pédopornographique.

Deux députés s'attaquent à l'addiction au jeu vidéo en ligne
Les élus UMP Arlette Grosskost et Paul Jeanneteau ont rendu un rapport sur la cyberdépendance. Ils proposent une série de mesures pour lutter contre les pratiques addictives liées aux jeux vidéo.

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La ministre de la Santé a annoncé un projet à 10 millions d'euros pour limiter le nombre d'appels non urgents vers les centres 15 : un portail Web dans chaque région.
Ce mardi 27 janvier, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, était en déplacement au centre 15 - le Samu - de Bordeaux pour inaugurer le site Internet Information Santé, jusque-là disponible en test à usage interne.
Ce service en ligne a pour ambition de désengorger les appels vers le 15, numéro réservé aux urgences, en associant un centre d'appels, pour délivrer renseignements pratiques et avis médicaux.
Ce dernier fournit un annuaire des professionnels et des établissements de santé de la région Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Lot-et-Garonne), indique les pharmacies et les médecins de garde, donne des informations administratives et permet au patient internaute de localiser, sur une carte interactive, les services d'urgence les plus proches de chez lui.

Saturation du service
Autant d'informations qui sont encore trop souvent demandées au 15, alors que ce n'est pas sa mission. D'où une saturation du service. Selon la ministre, citée par l'AFP, « Notre centre 15 est engorgé par toutes sortes d'appels, qui sont parfois de simples demandes de renseignements - "Où est la pharmacie de garde ?" ou qui peuvent même concerner des animaux de compagnie. »
Roselyne Bachelot souhaite d'ores et déjà étendre ce dispositif à toutes les régions. Elle a donc annoncé que ce projet sera doté de 10 millions d'euros sur deux ans. « Information Santé » en Gironde a nécessité 70 000 euros pour le portail Internet et 300 000 euros par an pour la plate-forme téléphonique.


Un sucre peut en cacher un autre

Accusés de faire grossir, les glucides ont mauvaise presse. Les Français n’en consomment plus assez et ils ne mangent pas les bons !
Entre le saccharose qui sert à sucrer le café, le fructose des fruits, le lactose du lait, les fibres (notamment cellulose et pectine) qui nous viennent des fruits et légumes et l’amidon issu des féculents (pommes de terre, lentilles, haricots secs…) ou des céréales (et leurs dérivés, semoule, farine, pain, pâtes…), ce ne sont pas les sucres qui manquent dans notre alimentation !
Et pourtant : alors qu’ils devraient représenter 55 % de notre ration calorique quotidienne, ils n’en constituent en réalité que 43 %, ce qui se révèle préjudiciable à notre santé. Ce sont eux en effet qui alimentent l’organisme en énergie. Ils sont le carburant de nos muscles et, surtout, de notre cerveau (le plus gros consommateur de sucres). S’en priver, c’est donc se condamner à fonctionner au ralenti, a fortiori si l’on fait du sport ou si l’on se dépense physiquement !

Deuxième constat : non seulement nous n’en mangeons pas assez, mais nous ne consommons pas les bons ! Car il y a sucre et sucre…

Apprendre à choisir le bon
Traditionnellement, on distingue les glucides dits simples, parce que composés d’une à deux molécules (le saccharose, le fructose et le lactose), des glucides complexes, composés de plusieurs molécules (amidon et fibres).

On a longtemps cru que les glucides complexes se digéraient lentement, ce qui évitait les pics de glycémie (taux de sucre dans le sang), responsables d’une production accrue d’insuline. Pour mémoire, l’insuline aide à transformer le sucre en graisses afin de ramener la glycémie à un taux normal.

À l’inverse, les sucres simples, vite absorbés, étaient accusés de tous les maux : prise de poids, insulinorésistance, diabète… On sait aujourd’hui que des sucres complexes, comme la purée ou le pain, même complet, ont une vitesse d’absorption aussi rapide que celle du saccharose.

Se méfier des sucres ajoutés
C’est ainsi qu’est apparue la notion d’index glycémique (IG). Un index glycémique élevé (entre 70 et 100) correspond à un aliment qui augmente fortement et rapidement la glycémie et le taux d’insuline. Quand il est compris entre 55 et 70, l’IG est dit modéré. Inférieur à 55, il est considéré comme bas.

Mais alors qu’ils ne devraient représenter que 10 % sur les 55 % de glucides recommandés chaque jour, les aliments à IG élevé sont actuellement les plus consommés : pain blanc, céréales raffinées, pommes de terre, farine blanche, céréales du petit déjeuner…

Qui plus est, on ne compte plus le nombre de produits auxquels l’industrie agroalimentaire ajoute glucose, fructose ou autre saccharose pour en améliorer le goût. C’est le cas pour les sodas, les confiseries et les desserts lactés, mais aussi pour de nombreux plats préparés ! Résultat : plus de la moitié des glucides que nous absorbons proviennent de sucres ajoutés.

Faire la part belle aux fibres
Dans ces conditions, comment faire pour rester mince et en bonne santé ? D’une part, en limitant notre consommation de produits transformés. D’autre part, en invitant à notre table les aliments à index glycémique bas. Ainsi, cap sur les fruits et les légumes verts, les légumineuses (lentilles, haricots secs, pois…) ou les céréales complètes (quinoa, boulgour, orge…).

Les fibres qu’ils contiennent ont en effet pour particularité de freiner le passage des glucides dans le sang. Seule exception : le pain complet. Le son de blé à partir duquel il est fabriqué renferme principalement des fibres insolubles, qui ne ralentissent pas la digestion de l’amidon et n’ont donc quasiment pas d’impact sur la glycémie.

Au contraire, l’orge, l’avoine et le seigle sont beaucoup plus riches en fibres solubles. Les pains qui contiennent des graines entières (blé, millet, quinoa ou graines de lin, par exemple) sont aussi une façon sûre de diminuer l’index glycémique, de même qu’une panification au levain.

Quant au riz, mieux vaut préférer la variété basmati, plus goûteuse et dont l’index glycémique est nettement moins élevé que celui du riz blanc traditionnel. Vous raffolez des pommes de terre ? Pas de chance : contrairement à une croyance répandue, elles font partie des aliments à IG élevé. Mais rassurez-vous : il suffit de les associer à un légume vert ou une crudité pour limiter les dégâts !

Jouer du mode de préparation
Attention par ailleurs à la façon dont vous cuisez vos aliments, car la chaleur change la composition des sucres. Ainsi, l’index glycémique d’une carotte triple quand elle est cuite. D’une manière générale, préférez donc la cuisson "al dente" des légumes et des féculents.

Sachez également que, grâce à son acidité qui ralentit la digestion, un filet de citron peut faire baisser de 30 % le taux de sucre sanguin d’un repas tout entier. Et que la cannelle possède des propriétés hypoglycémiantes très intéressantes pour limiter la production d’insuline. À incorporer à volonté dans les gâteaux, le thé, les desserts, les salades de fruits…

Gare au sirop de fructose !
Produit industriellement à partir de l’amidon de maïs, le sirop de fructose est adulé par l’industrie agroalimentaire aux États-Unis pour son pouvoir sucrant supérieur au saccharose et son faible coût. On le trouve notamment dans les boissons sucrées. Or ce sirop est décrié par les scientifiques, car il ne serait pas assimilé comme les autres glucides par l’organisme.

Conséquence : il serait responsable d’une augmentation des triglycérides dans le sang et perturberait la sécrétion des hormones régulant l’appétit, ce qui pousserait à manger davantage. En bref, il favoriserait l’obésité. Bien que peu utilisé en France, on commence aujourd’hui à le trouver dans certaines préparations.


Source : http://www.dossierfamilial.com/

Allergies aux acariens : limiter les risques
Les acariens sont les ennemis de nos enfants. Ils sont responsables de 75% des crises allergiques. Comment limiter les risques ?



Ayez l’œil sur votre vue !


Comme tous les autres organes, l’œil vieillit. À partir de la quarantaine, il faut faire contrôler sa vue. Et accepter de la corriger si besoin.
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Hépatites B et C, ce qu'il faut savoir

Près d’un Français sur cent serait atteint d’une hépatite B ou C. Or la moitié d’entre eux l'ignore. Les traitements sont pourtant de plus en plus efficaces. Le point sur le dépistage, les moyens de prévention et les médicaments actuels.

Qui est concerné ?
Depuis quelque temps, au lever, vous vous sentez très fatigué malgré de bonnes nuits. Si cette fatigue matinale persiste au-delà de cinq à six semaines sans raison apparente, consultez votre médecin traitant. Il peut s’agir d’une hépatite. La diagnostiquer au plus tôt permet de la soigner.
Une cause virale Les hépatites sont dues à des virus altérant le foie. B et C : ces deux lettres désignent les deux formes virales les plus fréquentes en France. L’une comme l’autre risquent de devenir chroniques et d’entraîner de graves complications comme une cirrhose ou un cancer du foie.Le virus est généralement introduit dans le corps via le sang, un contact sexuel, voire la salive ou le lait maternel. Plus rarement, les hépatites peuvent être provoquées par une consommation d’alcool excessive, certains médicaments (comme le paracétamol à doses élevées), une surcharge en graisse ou encore un trouble du système de défense de l’organisme.
Une maladie souvent silencieuseAprès une période d’incubation d’environ six semaines, la maladie se déclare sous sa forme aiguë. On peut être alerté par des symptômes évoquant une grippe : fièvre, grande fatigue, nausées, douleurs articulaires, ou une jaunisse. Mais le plus souvent, la maladie passe inaperçue. Dans de rares cas, elle se manifeste de façon brutale et grave (hépatite fulminante).
Après la phase aiguë, que se passe-t-il ? – En cas d’hépatite B, le virus est éliminé chez l’adulte neuf fois sur dix. Sinon, il s’installe dans le foie : près de 280 000 personnes, en France, sont ainsi “porteuses chroniques” du virus de l'hépatite B.– En cas d’hépatite C, le virus, plus “coriace”, s’établit chez les deux tiers des personnes contaminées. Résultat : environ 350 000 personnes sont touchées par une hépatite C chronique. Or plus de la moitié de ces porteurs chroniques découvrent leur hépatite par hasard, au détour d’une prise de sang prescrite en routine. Il faut alors agir au plus vite. Car cette maladie risque d’altérer le foie de façon progressive et silencieuse. L’autre risque, c’est d’être contagieux vis-à-vis de son entourage et de ses partenaires sexuels.
Etes-vous à risque? Tout le monde n’a pas à se faire dépister. En revanche, il existe plusieurs situations à risque nécessitant un contrôle. Faites-vous dépister :
– si vous avez consommé de la drogue, ne serait-ce qu’une fois, par injection intraveineuse ou par “sniff”.
si vous avez reçu une transfusion sanguine dans le passé (avant les années 1990 pour l’hépatite B, et avant 1991 pour l’hépatite C).
si vous avez eu des rapports sexuels multiples et non protégés. Cela concerne surtout l’hépatite B, classée comme infection sexuellement transmissible (IST).
– en cas d’intervention chirurgicale lourde.
si votre mère était atteinte d’hépatite B au moment de votre naissance : cette maladie se transmet de la mère à l’enfant lors de la grossesse, de l’accouchement et de l’allaitement. C’est pourquoi, en France, le dépistage de l’hépatite B est obligatoire pour toute femme enceinte. La transmission mère-enfant de l’hépatite C est beaucoup plus rare.
– en cas de tatouage, piercing, acupuncture : il faut absolument vérifier que le professionnel utilise bien du matériel à usage unique.
– si vous avez partagé du matériel de rasage, une brosse à dents, un coupe-ongle et tout autre objet coupant avec une personne infectée.

Une simple prise de sang

Le dépistage se fait sur une simple prise de sang prescrite par votre médecin et remboursée par l’Assurance-maladie. On peut également la demander dans un Centre d’information et de dépistage anonyme et gratuit (CIDAG). Il s’agit de rechercher des anticorps spécifiques aux virus des hépatites B ou C, et de doser vos transaminases. Ces substances sont libérées dans le sang par le foie en cas d'agression : leur augmentation suggère en général l’existence d’une hépatite.
Vous êtes positif au test ? Cela ne vous désigne pas forcément porteur chronique : à la suite de l’hépatite aiguë et en l'absence de traitement, un certain nombre de personnes éliminent le virus mais conservent dans le sang les anticorps fabriqués contre lui. Seule la présence du virus dans le sang confirmera le diagnostic d’hépatite chronique.Avant de débuter les traitements, on vérifie si le foie n’est pas atteint de fibrose, signe d’un début de dégradation. Encore récemment, seule la biopsie (qui prélève par ponction un minuscule échantillon du tissu hépatique) le permettait. Une intervention lourde… désormais remplacée par des techniques non invasives. Elles utilisent une sonde placée sur la peau pour tester l'élasticité du foie ou encore un simple test sanguin.
Prévenir et guérir une hépatite
Prévenir, c’est d’abord éviter toute situation à risque. C’est ensuite recourir à la vaccination contre l’hépatite B (il n’existe pas encore de vaccin contre l’hépatite C), que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime “sûre et efficace”.
Qui doit se faire vacciner ? En France, la vaccination est recommandée :– chez le nourrisson et chez les préadolescents entre 11 et 13 ans, – pour les voyageurs dans des pays à risque (voir le site de l’Institut Pasteur http://cmip.pasteur.fr), – pour les personnes ayant des comportements à risque (usage de drogues par voie intraveineuse, partenaires sexuels multiples) ou vivant dans certaines collectivités (institution psychiatrique, établissement pour handicapés, etc.). Elle est obligatoire pour les personnes travaillant dans les établissements de santé (médecins, infirmiers, sages-femmes, ambulanciers, etc.).
Où en est-on de la polémique autour du vaccin ? Plus de 20 millions de Français ont été vaccinés entre 1994 et 1998 contre l’hépatite B. Or un millier d'entre eux ont connu, après leur vaccination, des problèmes neurologiques, voire pour certains une sclérose en plaques. Pour l'instant, aucun expert n'a pu prouver le lien entre le vaccin et ces maladies. De fait, pour une même personne, le risque de développer une sclérose en plaques après vaccination contre l’hépatite B est beaucoup plus faible que celui d’être atteinte d’une cirrhose et/ou d’un cancer du foie en cas de non-vaccination. On évitera toutefois cette vaccination chez les patients souffrant d’affections comme la sclérose en plaques ou ayant des antécédents familiaux de ce type. Face à ces données, c’est à chacun de faire son choix en concertation avec son médecin.
Hépatite B, deux sortes de traitements « Pour cette forme-là, on est capable de bloquer la multiplication du virus, donc d’éviter l’évolution de la maladie », rappelle le Pr Jean-Pierre Zarski, président de la Fédération nationale des pôles et réseaux hépatites (FPRH). Selon la forme de la maladie, deux traitements sont possibles. – L’un, moins fréquent, a recours à l’interféron par injection sous-cutanée une fois par semaine. – L’autre est basé sur des antiviraux (lamivudine, adéfovir, entécavir, bientôt ténofovir), sous la forme d’un comprimé quotidien. Vous devrez prendre ces traitements sur le long cours : un an avec l’interféron, longtemps avec les antiviraux. Ces derniers ont le vent en poupe car ils sont efficaces, dénués ou presque d’effets secondaires et sans problème de résistance.
Hépatite C, de nouvelles molécules attendues« On parvient à guérir près de 60 % des patients. Et grâce à l’arrivée prochaine de nouvelles molécules, on devrait bientôt parvenir à 80 % d’entre eux », précise le Pr Jean-Pierre Zarski.L’hépatite C bénéficie de médicaments capables dans plus d’un cas sur deux d’éliminer le virus. Mais vous devrez prendre une association de deux médicaments, un interféron et de la ribavirine en comprimés tous les jours. Gros problème, en particulier avec l’interféron : ils sont parfois difficiles à supporter, tant sur le plan physique (fièvre, amaigrissement, perte de cheveux), que social et affectif (baisse de la capacité de travail, dépression, irritabilité). Pour “tenir” durant ces six à douze mois de traitement sans l’abandonner, n’hésitez pas à demander de l’aide au réseau Hépatite C et aux associations de malades. D’ici quatre à cinq ans, l’arrivée d’antiviraux très puissants – ajoutés aux traitements actuels – permettrait de guérir la quasi-totalité des malades.

Vivre avec une hépatite

Soulager la fatigue
Fréquente, la fatigue est liée autant à la maladie qu’au traitement. Parlez-en à votre médecin, à même de vous prescrire un arrêt maladie si nécessaire.
– Repérez les tâches à déléguer à un membre de votre famille, à des amis ou voisins.– Adoptez des siestes d’une demi-heure au cours de la journée.– Essayez de conserver une activité physique douce.– Ne vous surestimez pas. Surtout si vous êtes seul(e), pensez à faire appel à différents organismes d’aide à domicile, profitez des livraisons à domicile.
Bien se nourrir
Une bonne alimentation est essentielle pour tolérer le traitement et garder la ligne : une forte prise poids contribue à altérer le foie. « Rien n’est interdit à condition de manger de façon équilibrée, explique le Pr Zarski, président de la Fédération nationale des pôles et réseaux hépatites (FPRH). Concernant l’alcool, il s’agit de minimiser votre consommation, voire de la stopper, selon l’état du foie. »– En gros, mettez des produits laitiers, des céréales et légumineuses (pains, biscottes, céréales, pâtes, riz, légumes secs et pommes de terre) à chaque repas ; idem avec les fruits et légumes pour les apports en vitamines et en fibres. – Consommez viandes, volailles, poissons, œufs une fois par jour.– Mangez du beurre au moins au petit déjeuner et privilégiez les huiles végétales pour les préparations culinaires et les assaisonnements. – Buvez quotidiennement 1,5 litre.– Ne sautez pas de repas.
Se bouger est important
L’activité physique réduit les douleurs musculaires et les raideurs articulaires liées à la maladie. Sans compter qu’elle abaisse l’anxiété, l’irritabilité et le stress. Faites de la marche à pied, du jogging, de la natation, du vélo en adaptant l’effort à votre niveau de forme. Pour les sports de combat, soyez vigilant car ils peuvent occasionner des blessures (donc un risque de contamination). Dans tous les cas, voyez avec votre médecin si votre sport est adapté à votre situation.
A consulter
www.hepatites-info.com
– SOS hépatites, 0 800 004 372 (appel gratuit depuis un poste fixe),
www.soshepatites.org/asso/sens.htm

Source : santemagazine.fr

L'UFC-Que Choisir dénonce les baladeurs MP3 " low cost "
L'association de défense des consommateurs demande à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de retirer des appareils susceptibles d'engendrer des troubles auditifs graves.


« Je souhaite vous saisir des résultats alarmants des tests de sécurité acoustique réalisés par l'UFC-Que Choisir sur des baladeurs MP3... » C'est par cette phrase que commence une lettre signée Alain Bazot, président de l'association de défense des consommateurs, datée du 22 février et adressée à Madame la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
Les ingénieurs de l'UFC-Que Chosir ont en effet testé la pression accoustique de dix-huit appareils, de marques peu connues et de premier prix, commercialisés dans des magasins spécialisés et surtout dans des supermarchés, parfois sous des marques de distributeur (Darty, Auchan, Carrefour, Surcouf...). Soit des produits accessibles au plus grand nombre.
« Sur dix-huit, dix se sont révélés non conformes à la réglementation sur la sécurité acoustique », explique Isabelle Faujour, directrice juridique adjointe de l'association.
En cause, le nombre de décibels et la tension de sortie (en millivolts) de la prise casque. Si tous les baladeurs testés respectent la limite légale de 100 décibels quand ils sont utilisés à pleine puissance avec le casque d'origine, ce seuil est dépassé par dix appareils dès lors qu'un casque de meilleure qualité est connecté.

Le ministère de la Santé déconseille la télé aux moins de trois ans
Les chaînes destinées aux très jeunes enfants devront alerter les parents des dangers de la télévision sur leur progéniture.

Hélène Puel, 01net., le 14/08/2008 à 17h00

Regarder trop de télévision quand on est tout petit est-il dangereux pour la santé ? C'est ce qu'a convenu le ministère de la Santé dans un avis scientifique, rendu en avril dernier, à propos de l'impact du petit écran sur les enfants de 0 à 3 ans. A la suite de cette publication, le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) a pris des mesures pour
« assurer la protection de ce très jeune public ». Elles viennent d'être rendues publiques.
Les diffuseurs de ces programmes établis sur le sol français auront pour obligation d'informer les parents des dangers que court leur progéniture. Dès le 1er novembre prochain, date de publication de l'avis au
Journal officiel, des messages d'avertissement fleuriront sur les écrans : « Ceci est un message du Conseil supérieur de l'audiovisuel et du ministère de la Santé : regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de trois ans, même lorsqu'il s'agit de chaînes qui s'adressent spécifiquement à eux ».

Retards de langage, agitation et troubles du sommeil

En outre, les diffuseurs n'auront plus le droit de promouvoir les « prétendues vertus sanitaire, éducative et pédagogique des services de télévision présentés comme spécifiquement conçus pour les enfants de moins de trois ans ». En ligne de mire, la chaîne pour les tout-petits, BabyFirst, qui a débarqué cette année sur l'offre de CanalSat.
Le CSA va plus loin, toute forme de publicité pour les programmes visant cette très jeune cible sera interdite, que ce soit à l'antenne ou sur tout autre forme de support.
Dans sa publication, le gendarme de la télévision a rappelé que :
« (..) la consommation de télévision porte atteinte au développement des enfants de moins de trois ans et présente un certain nombre de risques en favorisant la passivité, les retards de langage, l'agitation, les troubles du sommeil et de la concentration ainsi que la dépendance aux écrans ».
On peut s'étonner alors que ni le ministère de la Santé, ni le CSA n'aient indiqué un temps maximal d'exposition. Voire, si la dangerosité de la télévision est avérée, que ce type de programmes ne soit pas carrément interdit sur le sol français.

Que faire en cas d’accident du travail ?

Si vous êtes victime d’un accident sur votre lieu de travail ou sur le trajet qui vous mène à votre travail, déclarez-le à votre employeur dans les 24 heures.

La carte européenne d’assurance maladie
Vous partez en vacances ou pour étudier, ou bien vous êtes détaché par votre employeur dans un pays de l’Espace économique européen ou en Suisse ?
Pour que vos dépenses de santé soient prises en charge durant ce séjour, vous devez préalablement faire la demande d’une Carte européenne d’assurance maladie auprès de votre caisse d’assurance maladie.
Pour répondre à toutes vos questions sur la Carte européenne d’assurance maladie, vous pouvez notamment consulter le site internet réalisé par la Commission européenne. Sa rubrique "La carte dans votre pays" permet en particulier de connaître les conditions d’utilisation de la carte selon la réglementation du pays dans lequel vous séjournez.

Des informations pratiques pour les patients sur www.hopital.fr

Découvrez le nouveau portail grand public "www.hopital.fr" qui regroupe, autour de plusieurs rubriques, toutes les informations pratiques dont peuvent avoir besoin les usagers de l’hôpital (patients, familles ayant des proches hospitalisés, associations d’usagers…).les informations pratiques proposées, vous trouverez notamment un annuaire des établissements hospitaliers et des maisons de retraites et un dictionnaire médical de vulgarisation des mots médicaux. Les droits des patients (garantie de la qualité des soins, accès à l’information, respect de l’intimité...) et les démarches à suivre en cas d’urgence, d’hospitalisation ou de consultation sont présentés sous forme de fiches. Vous aurez aussi accès à des explications sur les prises en charge particulières (handicap, santé mentale, fin de vie) et les différentes structures et aides mises en place pour les personnes âgées, les enfants et les futures mamans. A noter également le repérage d’informations sur les grands thèmes de santé publique : addictions, cancer, contraception, diabète, dons et greffes, hépatites, maladies cardiovasculaires, sida...contenu du portail est alimenté par les partenaires de la Fédération hospitalière de France (ministère de la santé, associations d’usagers, assurance maladie…), par des médias spécialisés reconnus et par les hôpitaux eux-mêmes.

Possible action en justice
C'est la tension de sortie qui le permet, car elle ne respecte pas la limite de 150 millivolts (mV). « Quatre appareils dépassent même les 300 mV », indique la lettre de l'UFC-Que Choisir. S'ajoute à cela l'absence sur certains modèles du message de prévention obligatoire indiquant les problèmes auditifs que peut provoquer une écoute prolongée. Au final, un seul baladeur testé n'a rien à se reprocher.
L'association demande donc à la ministre d'intervenir pour faire purement et simplement retirer les appareils litigieux de la vente. L'UFC-Que Choisir suggère également de faire procéder à des contrôles par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Celle-ci l'avait déjà fait en 2006 auprès de 127 professionnels et avait soulevé les mêmes problèmes que l'UFC-Que Choisir.
« Il y avait eu des procès-verbaux et la Répression des fraudes avait dit qu'il fallait poursuivre les contrôles, mais à notre connaissance il n'y en a pas eu », note Isabelle Faujour.
L'association a bon espoir que le ministère réagisse. Dans le cas contraire, elle n'exclut pas un recours en justice mais
« on sait que c'est long et fastidieux », reconnaît la directrice juridique adjointe. Preuve que l'action publique peut faire effet, en 2002, Apple avait retiré quelques temps son iPod de la vente pour le mettre aux normes. Le niveau sonore était de 104 décibels à l'origine.


Leucémie Info Service
Il n’y a pas une mais des leucémies et autant de questions qui se posent. Un service téléphonique d’écoute et de soutien aux malades atteints de leucémie et à leurs proches a été créé.
Les écoutants identifient les besoins d’information, aident les malades à reformuler leurs questions dans la perspective d’une consultation, facilitent l’accès aux démarches administratives, à l’aide sociale et au soutien psychologique.
Renseignements : le
0 810 000 425 (numéro Azur, coût d’un appel local) est accessible du lundi au vendredi de 16 heures à 19 heures.

Urgences, des gestes simples pour sauver des vies
Chaque année, les maladies cardiovasculaires provoquent 165 000 décès, dont 60 000 morts subites de l’adulte. Les accidents domestiques sont à l’origine de 18 000 morts par an, dont 500 enfants de moins de 4 ans.
« Huit fois sur dix, les gestes de premiers secours sont pratiqués sur une personne de notre entourage : un membre de la famille, un collègue… Ainsi, nous représentons la meilleure chance de survie des autres », constate le Dr Pascal Cassan, médecin référent national à la Croix-Rouge française. Dans tous les cas, il convient d’appeler les services d’urgence, le Samu (composer le 15) ou les pompiers (le 18).

1. Etouffement
Après avoir avalé de travers, une personne s’étouffe. Elle cherche de l’air, ne peut plus ni parler ni tousser ni respirer, devient pâle, puis bleuit au niveau des lèvres.
Ce qu’il faut faire
• Mettez la personne en position debout ou assise, placez-vous derrière elle et penchez-la en avant en soutenant son thorax avec une main. Donnez-lui cinq claques vigoureuses dans le dos, entre les deux omoplates, avec le plat de la main ouverte. Recommencez une fois si nécessaire.
Un bébé (moins de 1 an) sera placé sur votre avant-bras, le visage légèrement incliné vers le sol. Donnez cinq claques entre les deux omoplates. Avant de le retourner, ôtez le corps étranger de sa bouche.
• Si les signes d’étouffement persistent, effectuez la manœuvre de Heimlich : placez-vous derrière la personne, passez vos deux bras sous ceux de la victime. Mettez un poing au-dessus de son nombril et votre autre main par-dessus votre poing. Enfoncez le poing d’un coup sec vers vous et vers le haut. Effectuez cinq fois cette action.
Chez un enfant de plus de 1 an, effectuez ces gestes avec plus de précautions, adaptez la force du geste en fonction de son poids et de son âge.
Chez un nourrisson de moins de 1 an, pratiquez les actions suivantes : retournez-le sur le dos et allongez-le, tête basse, sur votre avant-bras et votre cuisse. Comprimez sa poitrine avec deux doigts placés dans la partie inférieure du sternum.
Ce qu’il ne faut pas faire
Tenir l’enfant par les pieds pour que le corps étranger soit expulsé.

2. Plaie grave
Il s’agit d’une plaie étendue, profonde, souillée (elle contient des corps étrangers comme de la terre) ou qui touche une zone vulnérable (œil, ventre, thorax, doigt…).
Ce qu’il faut faire
• Allongez la victime et surveillez-la.
• Plaie au ventre : une fois la victime allongée sur le dos, faites-lui fléchir les jambes pour diminuer la douleur et faciliter la respiration.
• Plaie à la poitrine : placez
la victime en position "demi-assise", les jambes allongées.
• Plaie à l’œil : la personne allongée, calez sa tête. Demandez-lui de fermer les yeux et d’éviter de les bouger afin de ne pas aggraver les lésions.
Ce qu’il ne faut pas faire
• Essayer de retirer vous-même le corps étranger de la blessure.
• Désinfecter la plaie.• Donner à boire ou à manger.

3. Malaise cardiaque
La personne ressent une vive douleur dans la poitrine, qui la serre comme un étau. Elle est angoissée et peut aussi avoir mal dans un bras, dans
la mâchoire, le dos ou le ventre…
Ce qu’il faut faire
• Mettez la victime au repos en lui proposant de s’allonger, sauf si elle préfère une autre solution.
• Rassurez-la et posez-lui des questions précises afin de renseigner au mieux les services d’urgence : depuis quand ressent-elle la douleur ? Est-ce la première fois ? A-t-elle
un médicament à prendre (si oui, aidez-la à le prendre) ? Est-elle suivie pour une ou plusieurs maladies particulières ?
Ce qu’il ne faut pas faire
Donner un médicament non prescrit par le médecin de la victime.

4. Noyade
Ce qu’il faut faire
• Si la victime est habillée, dégrafez ses vêtements. Vérifiez si elle respire : approchez votre joue de sa bouche et de son nez, et observez si sa poitrine et son ventre se soulèvent.
• Si elle ne respire plus, pratiquez la technique du bouche-à-bouche.
• Si la personne respire encore, placez-la en position latérale de sécurité : couchée sur le côté, par exemple gauche, tête en arrière, bouche ouverte et dirigée vers le sol. La jambe gauche est tendue, la droite pliée à angle droit et la main droite sous la joue, le bras gauche détendu. Couvrez la personne. Cette position évitera qu’elle ne s’étouffe en avalant sa langue et/ou en vomissant.

5. Intoxication
Les intoxications aux produits ménagers représentent un quart des intoxications accidentelles de l’enfant, soit 15 000 cas par an.
Ce qu’il faut faire
• Quel que soit le produit ingéré, il ne faut pas provoquer de vomissements et ne rien faire prendre par la bouche (pas d’eau ni de lait, ni de produit neutralisant, ni de pansement gastrique).
• Si un produit caustique, acide ou basique (décapant, déboucheur de canalisations, eau de Javel…) a été projeté dans l’œil, lavez-le immédiatement et abondamment à l’eau du robinet pendant quinze minutes, puis recouvrez-le de compresses maintenues par une bande mais sans comprimer l’œil.
Des formations premiers secours existent
Certains gestes nécessitent un apprentissage (par exemple, la technique du bouche-à-bouche ou le massage cardiaque). Des associations, tels La Croix-Rouge française ou les services de la Protection civile, proposent des formations aux premiers secours, d’une dizaine d’heures environ.

Renseignements :
www.croix-rouge.fr
www.protection-civile.org

Un nouveau chèque-santé

L’aide à l’acquisition d’une complémentaire maladie s’adresse aux personnes dont les revenus sont compris entre le plafond de la CMU (606 € par mois) et ce même plafond majoré de 20 % (727,25 € par mois).
Elle prend désormais la forme d’un "chèque-santé" délivré par les caisses primaires. Il s’utilise comme moyen de paiement d’une partie du contrat de complémentaire santé. Son montant annuel - compris entre 100 et 400 € selon la situation de l’assuré et son âge - réduit d’autant la cotisation.
Pour recevoir une "Attestation de droit à l’aide pour une complémentaire santé" où figure le montant du chèque-santé, il convient de se procurer le formulaire papier "Demande d’aide pour une complémentaire santé" à la CPAM ou de le télécharger sur le site
www.ameli.fr. Le chèque obtenu est à présenter à l’organisme complémentaire.


Se protéger des piqûres de tiques

A l’arrivée des beaux jours, sortir au grand air peut s’accompagner de désagréments liés aux piqûres de tiques.
Une brochure, un site Internet (
www.tiques.fr) et un numéro Vert (0 800 822 246) offrent les conseils appropriés pour éviter une méningo-encéphalite à tique, une maladie virale rare mais qui peut s’avérer très grave.


Chirurgie de l'œil : de nouvelles avancées

De nouvelles techniques chirurgicales - laser et implants - permettent de corriger des myopies et hypermétropies sévères.

Opérer un œil myope ou hypermétrope fait presque partie de la routine.La technique consiste à modifier la forme de la cornée (la partie transparente en avant de l'iris) afin que les images que l'œil reçoit se forment exactement sur la rétine.
En effet, un œil myope est trop long. L'image se forme en avant de la rétine. À l'inverse, un œil hypermétrope est trop court. Dans les deux cas, la vision est floue.


La chirurgie au laser
La chirurgie au laser qui corrige les défauts optiques de l'œil s'appelle la chirurgie réfractive. La méthode originelle, le laser Excimer, consistait à débarrasser l'œil de la petite peau (épithélium) qui le recouvre et à travailler sur la cornée.La cornée mise à nu restait sensible pendant plusieurs jours.

Puis est apparu le Lasik : le praticien ouvre un petit capot à l'intérieur de la cornée, modèle cette dernière en profondeur et referme. Cela cicatrise vite et sans douleur.Seule contre-indication, le chirurgien ne peut intervenir que si la cornée est suffisamment épaisse.

De plus en plus élaboré
"Aujourd'hui, le laser est de plus en plus élaboré, confie le Pr Joseph Colin, président de la Société française d'ophtalmologie (SFO), le chirurgien est capable de détecter et mesurer des “aberrations visuelles”, c'est-à-dire des imperfections de surface qui entraînent un “parasitage” de la vision. En même temps qu'il modèlera la cornée pour guérir une myopie ou une hypermétropie, il corrigera ces défauts visuels."

Les principales "aberrations" que l'on peut ainsi modifier sont des "parasites" qui surviennent en vision nocturne : impression de petits halos autour des lumières, traînées lumineuses… Une vingtaine de centres en France procèdent à ce type d'interventions.

Dernière innovation : le "femtoseconde"
À la différence du Lasik, le "femtoseconde n'est plus un microscalpel qui façonne le capot, mais un faisceau laser. La découpe est plus précise, le résultat plus satisfaisant et les complications réduites.Pour l'heure, seuls une poignée de centres sont équipés d'un tel laser : quelques-uns à Paris et cinq en province.

Corriger des myopies, même sévères
Pendant longtemps, les chirurgiens ophtalmologiques ont opéré des défauts optiques moyens ou légers (myopies jusqu'à – 6 dioptries, astigmatismes légers et hypermétropies jusqu'à + 4 dioptries).

"Désormais, avec les “implants phake”, il est possible d'intervenir sur presque tous les yeux, y compris les plus sévèrement atteints, précise le Pr Colin. La technique consiste à ajouter une lentille, appelée “implant phake”, qui va corriger le défaut optique de l'œil. Les patients qui ont une cornée fine et fragile, et dont les yeux n'auraient jamais pu supporter une opération au laser, peuvent y recourir."

Une méthode "réversible"
La méthode présente de nombreux avantages. En particulier, elle est réversible, il suffit d'enlever l'implant. Quelques complications peuvent néanmoins survenir. Si l'implant est trop petit, il risque de tourner dans l'œil ; s'il est trop long, d'étirer l'œil, de déformer l'iris et la pupille, voire de provoquer une cataracte.

D'où les recommandations des chirurgiens, qui engagent leurs patients à consulter en urgence si une sensation bizarre ou une baisse de l'acuité visuelle survient et les invitent à un contrôle annuel de leur implant.

Presbytes : l'adieu aux lunettes
Et pour les plus âgés, la chirurgie est à même de corriger en un seul geste une cataracte (opacité du cristallin) et un défaut optique (myopie, hypermétropie, astigmatisme)…À 60 ou 70 ans, le patient retrouve une acuité visuelle meilleure que lorsqu'il avait 30 ans !

Soigner simultanément une cataracte et une presbytie
Mieux encore, une nouvelle technique permet de soigner simultanément une cataracte et une presbytie (l'œil ne voit bien que de loin). "Avant, quand on opérait une cataracte on se contentait d'enlever le cristallin et de le remplacer par une lentille artificielle.

Désormais, au lieu de mettre un cristallin unifocal (qui augmente la vision de loin mais nécessite le port de lunettes pour voir de près), on peut proposer des implants multifocaux, qui procurent une vision nette de près comme de loin", précise le Pr Colin.

Sur quelque 500 000 cataractes opérées chaque année, près de 10 000 le sont avec un implant multifocal. Dans certains cas, il arrive que l'on enlève un cristallin chez un patient qui n'a pas encore de cataracte ("extraction de cristallin clair") uniquement pour corriger sa presbytie.

Implants équipés de filtres
Outre ces innovations, les implants ont connu de nombreux progrès : tous sont munis de filtres UV (pour protéger l'œil), certains ont, par ailleurs, un filtre jaune qui protège l'œil de la lumière bleue qui menace l'intégrité de la rétine.

Enfin, il existe également des implants dits "asphériques", qui aident à mieux discerner les contrastes le soir et la nuit (utile quand on conduit !).

A quel prix ?
Ces opérations se font en ambulatoire : le patient regagne son domicile le jour même de l'intervention. Il est souvent préférable de s'adresser à un centre regroupant plusieurs chirurgiens (clinique ou hôpital).

"Nos interventions sont devenues tellement complexes que chaque chirurgien se spécialise dans une partie de l'œil ou dans une technique donnée", rappelle le Pr Colin. Aucune intervention en chirurgie réfractive n'est prise en charge par l'assurance-maladie. Certaines "complémentaires santé" participent aux frais. Renseignez-vous auprès de votre assureur. Pour les interventions au laser, comptez de 600 à 1 400 € par œil.

Pour les implants phake, environ 2 000 € par œil. La chirurgie de la cataracte est remboursée à 100 %, mais seulement pour les techniques traditionnelles. Pour les implants multifocaux, vous en serez de votre poche, soit environ 600 € par implant.

Ces opérations nécessitent un savoir-faire irréprochable.

Source : dossierfamilial.com




Les pilules bleues
Au fond des mers reposent peut-être les futurs médicaments contre les maladies neurodégénératives, telles Alzheimer, ou le cancer.

Le 30/04/2008, par Natacha Lorit , Sipa

Dénicher au fond de l’océan les remèdes de demain. L’idée est séduisante, d’autant que la faune et la flore terrestres sont déjà largement passées sous la lentille du microscope. Laurent Meijer, chercheur au CNRS, s’intéresse, lui, à des molécules marines, notamment issues des éponges de mer. D’après ses travaux, récompensés par la Fondation de France, les propriétés de ces organismes pourraient s’avérer bénéfiques pour le traitement de certaines tumeurs, de maladies du rein et d’Alzheimer. Mais de l’éponge à la pilule miracle, le chemin est encore long. Malgré une biodiversité formidable, le milieu marin, qui occupe 70 % de la surface de la Terre, est celui que l’on connaît le moins. « L’océan est peu exploré parce que peu accessible », souligne Laurent Meijer.

Aujourd’hui, seul un antidouleur, fabriqué à partir du venin d’un coquillage, est vendu en pharmacie. Une dizaine de molécules provenant d’algues, de coraux ou de poissons devraient arriver prochainement sur le marché. « C’est assez difficile de produire à partir de la mer, explique Georges Massiot, du centre de recherches des laboratoires Pierre Fabre. Sauf à faire de gros investissements en matière de culture. Ce que personne ne peut ou ne veut faire. »


Les éponges lâchent leur venin

Compliquées à synthétiser chimiquement ou provenant d’organismes difficiles à cultiver en laboratoire, ces molécules coûtent cher à développer. Les délais de mise sur le marché – plus de dix ans – sont trop longs. Il faut tabler sur un milliard d’euros entre la découverte d’une molécule et sa mise sur le marché. « Les boîtes font leurs calculs, elles n’y vont pas », ajoute Georges Massiot. Mais les choses pourraient changer. Car, que ce soit en matière de cancérologie ou de maladies neurodégénératives, la demande de médicaments devrait quadrupler dans les prochaines décennies. S’il est difficile de déterminer la part qu’y représenteront les molécules venues de la mer, les chercheurs y voient un « espoir réel », notamment avec les bactéries marines. « On estime qu’on connaît seulement entre 0,1 % et 1 % de la biodiversité microbienne marine. Or, derrière ce monde inconnu se trouvent des choses très intéressantes », confirme Jean Guezennec, de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).

Parmi les pistes prometteuses, les animaux fixés tels que les éponges. Celles-ci seraient devenues des proies rêvées si elles n’avaient développé des substances toxiques pour se défendre. Ces micro-organismes, « plus maîtrisables » que les « macros » selon Georges Massiot, devraient pouvoir être cultivés en laboratoire ou encore génétiquement modifiés. L’occasion finalement pour l’industrie pharmaceutique de s’offrir au passage une touche d’écologie, en donnant, selon les mots de Laurent Meijer, « un sens supplémentaire à la protection de la nature ».

Peut-on prévenir la rupture d'anévrisme ?
On a tous entendu parler dans notre entourage d'une personne atteinte brutalement d'une 'rupture d'anévrisme'. La maladie fait d'autant plus peur qu'on la connaît mal. Pourtant, aujourd'hui, l'accident peut souvent être évité.

Certaines personnes naissent avec une fragilité des vaisseaux, qui demeure ignorée parce qu'elle n'occasionne aucun symptôme. Cependant, dans leur cerveau, la paroi d'une artère se dilate peu à peu, formant un petit sac de plus en plus mince et fragile, appelé anévrisme et qui risque de se rompre à l'improviste, à la suite d'un effort, d'un énervement ou d'une poussée de tension.

Une hémorragie dans le cerveau…
"5 % de la population aura un anévrisme intra-cérébral au cours de sa vie, précise le professeur Serge Bracard, secrétaire général de la Société française de Neuroradiologie (CHU de Nancy). Parmi ces personnes, seules 1 % seront victimes d'une hémorragie méningée, soit environ 5 000 Français chaque année. L'accident est plus fréquent autour de la quarantaine, il touche plus souvent les femmes et semble favorisé par l'athérome (dépôt de graisse sur la paroi des artères), l'hypertension et le tabac (fumer multiplie le risque par trois)."

Un dépistage
Il existe des formes familiales (un cas sur 10). Aussi, un dépistage (par scanner ou IRM), peut-il être proposé quand deux parents proches ont été touchés. Mais un tiers des anévrismes est découvert par hasard, lors d'un bilan effectué pour des maux de tête ou après un traumatisme. Plus il est gros, plus il risque de se rompre. Au dessus de 7mm de diamètre, une intervention sera proposée. Au-dessous, on se contentera de le surveiller. Le chirurgien peut pratiquer une petite ouverture dans la boîte crânienne et poser un clip qui mettra la protubérance "hors circuit" et rétablira la continuité artérielle. Cependant, chaque fois que c'est possible, il aura recours à une technique moins lourde.

Ces interventions, hélas, sont plus souvent pratiquées après la rupture, les deux tiers des anévrismes cérébraux ne se révélant qu'à cette occasion. L'hémorragie n'est pas toujours fatale. Mais l'anévrisme doit être traité avant le troisième jour, car une récidive survient très fréquemment. "La rupture d'anévrisme reste grave, reconnaît le Pr. Bracard. Elle entraîne un tiers de mort subite et un tiers de handicaps (du plus lourd, au léger trouble de la mémoire). Mais une bonne moitié des patients qui arrivent jusqu'à l'hôpital revient à une vie totalement normale."

Une hémorragie dans le l'abdomen
Les artères cérébrales ne sont pas les seules en cause. Huit fois sur dix, cette anomalie concerne l'aorte abdominale (plus gros vaisseau de l'organisme, cheminant depuis le coeur jusqu'aux jambes). "L'anévrisme de l'aorte touche 4 % de la population générale, mais jusqu'à 15 % des hommes de plus de 60 ans porteurs de risques cardio-vasculaires (hypertension, diabète), souligne le Dr. Samy Anidjar, chirurgien vasculaire à l'Institut Montsouris (Paris)." Outre une part de fragilité génétique, ces facteurs de risque contribueraient à faire vieillir précocement l'aorte. Là aussi, l'anévrisme peut rompre sans préavis, occasionnant une hémorragie mortelle huit fois sur dix. "Sur dix victimes, cinq arrivent à l'hôpital et la moitié seulement en réchappe, sans séquelle", précise le Dr Anidjar.


Anévrisme de l'aorte : un dépistage est possible
On découvre parfois l'anévrisme de l'aorte abdominale au cours d'une échographie de la prostate, d'un bilan d'artérite ou d'un scanner abdominal demandé pour une autre maladie. Mais le médecin généraliste pourrait aussi le dépister : il suffirait qu'il palpe le ventre de son patient et qu'il sente une masse battante suspecte. Passé 60 ans, n'hésitez pas à le lui demander ! Une équipe australienne a évalué l'intérêt d'un dépistage chez les hommes de 65 à 83 ans. Il diminue le risque de 39 % (et même de 81% chez les moins de 75 ans).

En effet, si une échographie confirme l'anévrisme, une surveillance annuelle est mise en place lorsqu'il ne dépasse pas 40 mm (le diamètre normal de l'aorte est de 20 mm). Au-dessus, il faut consulter dans un service de chirurgie vasculaire qui effectuera un bilan plus précis et conseillera sans doute une intervention. La chirurgie classique ouvre l'abdomen, coupe le segment dilaté et le remplace par une prothèse. Cette intervention assez lourde impose un passage en réanimation et environ dix jours d'hospitalisation. De plus en plus souvent et si toutes les conditions sont réunies, le médecin propose une autre solution, "l'endoprothèse", qui entraîne beaucoup moins de complications et de douleurs. Grâce à la surveillance de l'aorte sujette aux anévrismes, la majorité des patients sont aujourd'hui opérés préventivement.

Une nouvelle technique révolutionnaire
Apparu il y a une dizaine d'années, le cathétérisme interventionnel offre une alternative à la chirurgie. 85 % des anévrismes cérébraux sont aujourd'hui traités par un neuroradiologue : il introduit un cathéter dans l'artère fémorale, au pli de l'aine, qu'il remonte par les vaisseaux jusqu'au cerveau. Sous contrôle radiographique, le cathéter dépose alors des spirales en platine très souples dans la poche de l'anévrisme, puis il est retiré. Les cellules de l'organisme vont venir coloniser ces spirales et reconstituer une paroi solide.
L'équivalent existe pour l'anévrisme de l'aorte.

Source : dossierfamilial.com




Air intérieur, une pollution méconnue et sous-estimée


Allergies, cancers, maladies respiratoires, les pathologies liées à la pollution de l’air sont en nette augmentation depuis vingt ans. Lors de ses Rencontres scientifiques le 14 février 2008, l’Afsset a fait un état des lieux des études sur la question. La recherche avance, mais la route est longue vers une liste exhaustive et des chiffres précis.


« Nous passons 22 heures sur 24 à l’intérieur » explique Fabien Squinazi, du Laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris. Entre la maison, le bureau, les transports et les magasins, c’est plus de 80% de son temps cumulé qu’un adulte passe dans des endroits fermés, dans les zones tempérées. Ce n’est pourtant pas ainsi que l’on échappe à la pollution ambiante. Dans un rapport daté de janvier 2008, Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord – Pas-de-Calais, rappelle que « les concentrations de polluants [dans l’air] sont plus élevées à l’intérieur qu’à l’extérieur ». Ses conclusions, basées sur des études internationales, sont formelles : l’air des lieux clos contient des substances dangereuses, parfois reprotoxiques (pouvant altérer la fertilité), génotoxiques (pouvant altérer le matériel génétique) et cancérogènes. Et la politique publique sur le sujet laisse à désirer.

“Sick building syndrome”

Les affections respiratoires se sont multipliées depuis quelques dizaines d’années. En tête, les allergies, dont la fréquence a doublé en vingt ans. Une augmentation à mettre en parallèle avec celle des composés organiques volatiles (COV), présents dans de très nombreux matériaux. Dans l’air de ce que Marie-Christine Blandin appelle les « boîtes à vivre », on retrouve ainsi des émissions provenant du quotidien : des textiles aux additifs alimentaires, en passant par les hydrocarbures, les insecticides, les désodorisants, les produits ménagers, les parfums et les plastiques. C’est pourquoi on soupçonne une origine multifactorielle au “sick building syndrome”, le syndrome du bâtiment malade, ou comment notre intérieur nous intoxique.

« Pour beaucoup, la pollution intérieure est une découverte, car pollution rime plutôt avec extérieur » explique Isabelle Roussel, de l’Association pour la prévention de la pollution atmosphérique (APPA). Il est également difficile de réaliser qu’un produit agréablement parfumé, comme un nettoyant ménager ou de l’encens, puisse être source d’émissions toxiques. Ce n’est pourtant pas une illusion, et le confinement grandissant des espaces n’arrange rien. « L’isolation empêche les particules extérieures de s’infiltrer, mais limite la ventilation de l’intérieur » explique Fabien Squinazi. Il devient donc urgent de déterminer les valeurs limites pour lesquelles l’exposition aux particules et COV devient dangereuse.

C’est là une des missions de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), en collaboration avec l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) créé en 2001. Plusieurs équipes évaluent le risque sanitaire, et cherchent à déterminer des valeurs guides pour chacun des substances incriminées. Le travail, long et fastidieux, est compliqué par la prise en compte de l’exposition cumulée à plusieurs composés. Une fois ces valeurs définies, rien pourtant n’est terminé. « Il ne s’agit pas de normes mais de valeurs indicatives » insiste Christophe Rousselle, chef d’unité scientifique à l’Afsset. « Il appartient au Ministère de les retenir et éventuellement de proposer un étiquetage ou une labellisation ». Nos voisins allemands, très en avance sur le sujet, ont commencé à mettre en place ces valeurs en 1977, à l’instar des scandinaves, anglo-saxons et nord-américains.

Des valeurs guides, par “précaution”

En France, en revanche, le principe de précaution est une théorie bien rarement appliquée. « La mise sur le marché d’une substance chimique n’est pas précédée d’un rapport toxicologique approfondi » écrit Marie-Christine Blandin. Dans l’air ambiant foisonnent donc toutes sortes de produits dont l’impact sur la santé est mal connu, ou plus souvent sous-estimé. La sénatrice verte insiste sur l’importance de passer « de la simple prévention à la précaution » et de s’inspirer des substitutions et réglementations appliquées avec succès dans d’autres pays. Son rapport propose également l’instauration de mesures fiscales encourageant une isolation excluant tout risque de confinement.

Marie-Christine Blandin rappelle enfin l’importance de la recherche sur la qualité de l’air intérieur, qui découvre encore de nouvelles sources de craintes. La dernière en date provient de l’augmentation de pathologies liées aux légionelles et aux moisissures. « On estime qu’il y a eu vingt épidémies de fièvre de Pontiac, liée à Legionella, dans les quarante dernières années » affirme Laurence Mathieu, responsable du Laboratoire d’hydroclimatologie médicale de l’Ecole pratique des hautes études de Nancy. « La situation risque de s’aggraver, les habitations étant devenues, depuis le décret anti-tabac, le seul endroit clos où l’on peut fumer » conclue Fabien Squinazi. Un décret lancé dans la continuité de la loi du 30 décembre 1996, qui reconnait le « droit à chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé ».


Rouba Naaman
Mis en ligne le : 20/02/2008

Orphanet : le portail européen des maladies rares
Malades, familles des malades, chercheurs ou enseignants ? Découvrez la nouvelle version d’"Orphanet", le serveur européen d’information sur les maladies rares et les médicaments orphelins.

Recherchez une maladie rare par signes cliniques, accédez au service de mise en contact entre patients avec la possibilité pour les patients désirant participer à des recherches cliniques de se faire connaître. Vous pouvez également consulter une encyclopédie des maladies rares et des médicaments orphelins. Retrouvez enfin en ligne un répertoire des services disponibles dans 35 pays, incluant des informations sur les consultations expertes, les laboratoires de diagnostic, les activités de recherche et les associations de patients. Tous les services sont accessibles à partir de la page d’accueil du site, en 5 langues : français, anglais, allemand, italien et espagnol (une version portugaise est prévue sous peu).
Ce site est géré par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et co-financé notamment par ce même Institut, par la Direction générale de la santé et par la Commission européenne.

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L’UFC accuse l’industrie pharmaceutique d’influencer les médecins
Parue le 15 janvier 2008, la nouvelle étude de l’Union française des consommateurs sur les dépenses de médicaments dérange les laboratoires pharmaceutiques. L’UFC-Que choisir avance que, entre 2002 et 2006, des centaines de millions d’euros auraient pu être économisés, à qualité de soins égale, si l’information apportée aux médecins avait été meilleure. Ce constat se situe dans la lignée d’un rapport confidentiel de l’Inspection générale des affaires sanitaires (IGAS) qui critiquait déjà les techniques de promotions et d’information des firmes pharmaceutiques à l’attention des médecins.


Un milliard d’euros sur cinq ans. Selon l’UFC-Que choisir, c’est la somme qui aurait pu être économisée en limitant les prescriptions injustifiées entre 2002 et 2006. « Et encore, nous n’avons étudié que 14% des prescriptions de ville » précise Christophe Le Guehennec, chargé de mission santé à l’UFC-Que choisir. C’est déjà la deuxième étude de l’organisation dénonçant les prix élevés de médicaments qui ne sont pas toujours des innovations, mais que les firmes pharmaceutiques font passer comme telles. De nombreux rapports sénatoriaux, en 2006 notamment, se sont déjà intéressés à ces prescriptions déraisonnables, dans la même optique qu’un rapport de la Cour des comptes de septembre 2007. Très complet et plus confidentiel, le rapport de l’Inspection générale des affaires sanitaires (IGAS), daté d’août 2007, n’est jamais paru officiellement, mais a été publié sur Internet par le site Atoute.org. Toutes les sources soutiennent la même chose : la prescription est souvent influencée par les visites médicales des laboratoires pharmaceutiques.

Dans l’étude, aucun nom cité. « Nous n’avons pas de légitimité, et notre but n’était pas d’accuser un laboratoire plus qu’un autre » explique Christophe Le Guehennec. En revanche, malgré les déclarations de Christian Lajoux, président des Entreprises du médicament (LEEM), qui prétend que « l’UFC n’apporte aucune référence chiffrée sur la visite médicale », les chiffres avancés par l’étude sont impressionnants. Parmi les cinq classes de médicaments étudiées, le cas des antiagrégants plaquettaires retient l’attention. Prescrits après un accident cardiovasculaire, ou en prévention de problèmes cardiaques, ces médicaments sont de plus en plus utilisés : les dépenses en antiagrégants plaquettaires ont augmenté de 88% en quatre ans. Pour de nombreux patients, on pourrait pourtant leur substituer une petite dose d’aspirine, vingt-sept fois moins chère et tout aussi efficace. D’après l’UFC-Que choisir, cela aurait permis d’éviter près de 350 millions d’euros de dépenses de santé sur cinq ans. Et cette observation vaut pour toutes les classes de médicaments étudiés : au total, près de 200 millions d’euros aurait pu être économisés par an, si les prescripteurs avaient été mieux informés.

Désinformation et mésusage

Les différentes études rapportent toutes que l’information des médecins sur les nouveaux médicaments est insuffisante et incomplète. Certains praticiens auraient ainsi tendance à préférer un médicament à un autre, même s’il se révèle plus onéreux sans pour autant être plus efficace.
« Le médecin qui cherche une information objective aura beaucoup de mal à la trouver. Même le Vidal est financé par les laboratoires » affirme Christophe Le Guehennec. L’UFC-Que choisir dénonce l’origine unique de l’information des médecins, à savoir les visites médicales promotionnelles des laboratoires. La France est l’un des pays où le nombre de visiteurs médicaux est le plus élevé par rapport au nombre de praticiens de ville. Près des deux tiers des dépenses de promotions des firmes pharmaceutiques sont consacrés à ces visites. « Les visiteurs médicaux font de la promotion, mais aussi de l’information, de la sensibilisation aux progrès » a déclaré Christian Lajoux au Quotidien du Pharmacien. De la sensibilisation, certes, mais pas toujours à des progrès médicaux, d’après l’étude de l’UFC-Que choisir.
« Aujourd’hui, le médecin choisit le médicament qu’il prescrit selon son nom, et pas vraiment selon la classe de médicaments dont il fait partie » explique Christophe Le Guehennec. D’où, dans certains cas, un mésusage des médicaments les plus récents. Le président du LEEM voit dans cette étude « la volonté de contester la reconnaissance du progrès thérapeutique ». L’organisme se défend : il ne nie pas le progrès qu’apportent certaines innovations médicamenteuses, mais dénonce l’utilisation excessive et parfois inappropriée qui en est faite. Pour limiter ces prescriptions inutiles, le rapport préconise de développer une information objective à destination des médecins, en instaurant par exemple des visites médicales publiques, sous l’égide la Haute autorité de santé (HAS) en plus de celles des firmes.

« Désarmement promotionnel »

En outre, l’UFC-Que choisir soutient l’idée de l’IGAS, de limiter la part des dépenses promotionnelles des laboratoires à 4% de leur chiffre d’affaires, contre 12% en moyenne actuellement, et de réduire le volume des visites médicales. C’est ce que l’organisme appelle le « désarmement promotionnel ».
« Nous espérons une augmentation des taxes sur la promotion et sur les publicités dans la presse spécialisée. Mais nous savons déjà que les firmes nous accuseront de les obliger à diminuer la part allouée à la R&D » affirme Christophe Le Guehennec.
Face aux accusations lourdes et chiffrées des différents rapports, le silence des groupes pharmaceutiques est assourdissant.
« Pas de réaction personnelle » chez Sanofi-Aventis, rien de plus chez Lilly. A l’image de Novartis, les laboratoires qui acceptent de s’exprimer sur le sujet renvoient vers le LEEM, proclamé porte-parole exclusif du secteur pharmaceutique. « La France est le seul pays où la visite médicale est autant contrôlée » se défend Stéphanie Fleurot, de la communication du LEEM, qui rappelle que la visite médicale devra être certifiée dans tous les laboratoires d’ici juillet 2008. De toute façon, « ce n’est pas nous qui prescrivons les médicaments » ajoute-t-elle.

Rouba Naaman
Mis en ligne le : 30/01/2008



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